Mafelec fait des boutons

L’ancienne filiale de Schneider Electric a compris que pour avancer, elle devait innover. L’entreprise iséroise de 350 personnes travaille ainsi sur un nouveau phare projecteur à led.

Tout ce qui permet de visualiser et de contrôler les changements de température, les variations de pression, les vibrations, les chocs, etc., intéresse Mafelec. L’entreprise iséroise est spécialisée dans la conception de matériels d’interface pour un environnement dit "sévère", autrement dit des boutons, des voyants et autres commutateurs. Ces matériels électromécaniques sont destinés aux équipements de contrôle et de signalisation installés dans le ferroviaire, le poids lourd, l’aéronautique ou encore le nucléaire. Des marchés de niche qui carburent à l’innovation.

Dernièrement, Mafelec a obtenu le concours d’Oséo pour le développement d’un phare projecteur à Led. Ce soutien lui a aussi permis de travailler à la mise au point de commutateurs spécifiques pour des pupitres. La recherche & développement implique 40 personnes sur les 350 salariés du groupe.

Croissance externe et création d'emplois

Mafelec, qui s’est émancipée de la tutelle du groupe Schneider Electric en 2006, a connu une croissance spectaculaire de 36 % en 2010. Cette progression, l’entreprise la doit aussi bien à la croissance interne qu’à la croissance externe : fin 2009, elle a repris au groupe suédois ABB les activités du même type qu’il réalisait sur les sites de Mâcon (Saône-et-Loire) et de Montluel (Ain), avec 60 salariés. Le site de l’Ain a été rapatrié sur Frontonas (Isère). De nouveaux emplois ont été créés. Pour 2011 et les années suivantes, elle vise une croissance moyenne de 6 % par an.

Outre ses deux filiales françaises, Stopcircuit à Mâcon, et Petercem à Frontonas, Mafelec est présente en Suisse et en Allemagne. Et affiche une croissance soutenue de ses ventes en Chine. L’export représente aujourd’hui 50 % de son activité.

Laurent Guigon

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