Les innovations en stock (partie 1)

Retrouvez des actus sur :

- Le projet de village Hotaï, porté par Benjamin Bonnell, est un éco-village de tourisme solidaire.
- Un papier qui devient imperméable : développée par la société BT3 Technologies, en collaboration avec le Centre Technique du Papier de Grenoble.
- Un nouveau concept de practice sur le golf de Mionnay : Golflower a la forme d’une fleur géante de 300 mètres de diamètre.
- Un textile innovant pour l’A 350 avec un matériau composite comportant un renfort en tissu de carbone et une matrice en PEEK conçu et mis en œuvre dans l’usine de Porcher Industries.

Un éco-village de tourisme solidaire

Le projet de village Hotaï est la continuité d’un projet humanitaire qui a permis de construire une école primaire au Sénégal en 2002. Porté par Benjamin Bonnell (fils de Bruno), le projet veut "montrer au monde qu’il est possible d’être un voyageur respectueux de l’environnement qui apprécie des vacances épanouissantes, à la recherche de la sérénité et de confort tout en préservant et améliorant la communauté locale à travers l’échange de savoir-faire".

Le village sera construit à partir de 25 conteneurs recyclés tout droit sortis du port de Dakar, qui seront aménagés en autant de chambres designées par Matali Crasset, ouvertes sur la nature. Une partie des bénéfices d’Hotaï servira au financement d’une école. L’objectif commercial est de développer ce type de village à travers le monde. Un Club Med du tourisme solidaire, en quelque sorte.

Le papier devient imperméable

Développée par la société BT3 Technologies (Meylan), spécialisée dans les procédés de chimie propre appliqués aux matériaux renouvelables, en collaboration avec le Centre Technique du Papier de Grenoble, cette technologie de rupture, la chromatogénie, est utilisée dans le traitement de surfaces. Elle s’applique désormais au papier en le rendant étanche à l’eau, aux graisses et au gaz, tout en conservant son caractère recyclable et biodégradable. On imagine sans peine les applications possibles dans les domaines de l’emballage alimentaire, aujourd’hui dominé par les plastiques. Peu coûteuse, la chromatogénie, encore en phase exploratoire, pourrait aussi s’appliquer au bois et au textile. Plusieurs grands groupes s’y intéresseraient de près.

Une fleur sur un golf

Ce nouveau concept de practice a été présenté cet automne sur le golf de Mionnay. Golflower, conçu par Jocelyn Crouzet qui acquiert ici ses premiers galons d’architecte de golf, a la forme d’une fleur géante de 300 mètres de diamètre (investissement : 6 millions d’euros). Chacun des cinq pétales propose un atelier spécifique : les golfeurs, qui frappent leurs balles de l’extérieur vers l’intérieur de la corolle, travaillent ainsi tous les coups d’un vrai parcours. Les reliefs, les difficultés et la variété du terrain, les emplacements des greens sur la fleur, sont adaptés aux différents exercices (drive, fers, approches…). Golflower, utilisable la nuit grâce à un éclairage leds, apporte donc une autre dimension aux séances d’entraînement si indispensables à ce sport d’adresse. Et donne un vrai coup de vieux aux habituels practices, généralement de simples et vastes terrains engazonnés. Le concept est appelé à être décliné à l’international, à raison d’une licence accordée par pays.

Un textile innovant pour l’A 350

Dans sa course permanente à l’allègement des matériaux utilisés dans la construction des avions, Airbus avait lancé en 2008 un appel d’offres pour le développement, dans le cadre du programme A 350, pour un matériau composite comportant un renfort en tissu de carbone et une matrice en PEEK (polymère haute performance). Ce matériau, thermoformé, est destiné à réaliser les clips, ces pièces qui assurent la liaison entre le fuselage et le corps des appareils, actuellement en aluminium. Chaque A 350 contiendra environ une tonne de ces clips. L’usine Porcher Industries du Grand Lemps, qui a su innover dans la conception et la mise en oeuvre du procédé (poudrage, pressage haute pression) a produit cette année les premières plaques composites qualifiées ; elles ont été utilisées sur des vols d’essai. La mise en place d’un atelier spécifique a créé quatre emplois et devrait en générer une quinzaine vers 2014, quand le programme A 350 sera lancé à pleine cadence.

 

Articles issus du magazine Entreprises Rhône-Alpes (n° 1507 - Nov. 2011)

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