e2v perce les secrets de l’univers

A 2 500 mètres d’altitude, l’Observatoire du Plateau de Bure (Hautes-Alpes) entame sa mutation avec e2v : la filiale française du groupe anglais éponyme, basée à Saint-Egrève et dirigée par Bruno Wirth, a livré fin décembre à l’Institut de Radioastronomie Millimétrique (Iram) de Saint-Martin-d’Hères) de nouveaux convertisseurs logés au cœur du nouveau système baptisé Noema qui doublera sa capacité d’exploration (douze antennes) et fera du Plateau de Bure le radiotélescope millimétrique le plus puissant de l’hémisphère nord !

 

 

La construction de la première des six nouvelles antennes débutera fin 2012 et s’achèvera fin 2013, puis suivra un rythme d’une antenne par an. Après un plan de restructuration en 2010 (144 suppressions de poste à Grenoble ; Bref n° 2012), accompagné par une convention de revitalisation, la société est repartie à la hausse avec un chiffre d’affaires 2010-2011 de 100,8 millions d’euros avec 350 salariés.

Diversification dans la vision industrielle

e2v s’est recentrée sur son métier historique : les convertisseurs et les microprocesseurs, les capteurs d’image haute performance. Intégrés au système d’observation de la Terre Orfeo (programme Pléiades) dont la France, avec le CNES, assure la partie optique, ses capteurs d’image percent aussi dans le secteur de la vision industrielle : e2v lancera cette année l’industrialisation de nouvelles caméras permettant de contrôler les produits sur les lignes de production (céréales, verre, etc.) sans en ralentir le flux.

 

Isabelle Ambregna

Bref Rhône-Alpes n° 2065 du 08/02/2012

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